« On voudrait un agent Claude. » La phrase revient souvent dans nos rendez-vous de cadrage, et elle recouvre des demandes très différentes : un assistant qui connaît les dossiers de l’équipe, un compte rendu toujours au même format, une relance de devis qui part seule, un tableau mis à jour chaque lundi. Avec Claude, chacune de ces demandes se construit avec un outil différent.
Anthropic a multiplié les briques en un an : projets, skills, connecteurs, tâches, Claude Code, et pour les développeurs l’Agent SDK et Claude Managed Agents. Le 16 septembre 2026, l’éditeur a aussi fondu Cowork dans la conversation de Claude, ce qui a brouillé un peu plus les noms. Beaucoup d’équipes commencent alors par l’outil le plus impressionnant, quand le plus simple suffisait.
Ce guide passe en revue les façons de créer un agent IA avec Claude, de la plus simple à la plus technique, avec pour chacune un exemple, une limite et ce qu’elle coûte. Noms, périmètres et prix ont été vérifiés sur les pages officielles d’Anthropic le 12 octobre 2026, avec les liens dans le texte. Kokoro est un cabinet de conseil en IA indépendant d’Anthropic, spécialiste de Claude et de Dust : nous déployons Claude dans des PME et des ETI.
Est-ce que Claude est un agent IA ?
Pas par défaut. Claude est d’abord une famille de modèles, Opus, Sonnet et Haiku, dont les versions 5.5 sont sorties entre le 22 septembre et le 7 octobre 2026, et un assistant qui répond quand on lui écrit. Il devient un agent quand on lui donne trois choses : un objectif, des outils pour agir, et le droit d’enchaîner plusieurs étapes sans qu’on lui dise quoi faire à chacune.
C’est la définition qu’en donne Anthropic dans la documentation de son Agent SDK : un agent est une application qui accomplit une tâche en planifiant ses propres étapes et en appelant des outils, pour lire des fichiers, lancer des commandes ou modifier du code.
Dans une PME, la nuance compte plus que le mot. Un agent qui prépare un brouillon de relance à partir du dossier client et le laisse dans la messagerie, sans l’envoyer, est souvent plus utile qu’un agent qui envoie seul : il garde une personne dans la boucle là où l’erreur coûte. Nous avons détaillé la différence dans agent IA ou assistant IA : lequel choisir.
Si quelqu’un relance Claude à chaque étape, c’est un assistant. Si Claude enchaîne les étapes, utilise vos outils et rend un livrable que quelqu’un vérifie, c’est un agent. Les deux ont leur place, et la plupart des équipes ont besoin des deux.
Qu’est-ce que le mode agent de Claude ?
Anthropic ne vend pas de « mode agent » : aucune des pages de l’éditeur consultées le 12 octobre 2026 n’emploie ce nom. L’expression désigne en pratique trois fonctions qui font agir Claude au lieu de le faire répondre.
- Les tâches, longtemps appelées Cowork. Claude prend une demande en plusieurs étapes, travaille sur vos fichiers, ouvre des sites et peut relancer la tâche à la cadence que vous fixez. Anthropic décrit Cowork comme l’architecture d’agent de Claude Code, sans terminal.
- Claude dans le navigateur. Avec l’extension Claude in Chrome, Claude lit une page, clique, navigue et remplit des formulaires à vos côtés.
- Claude Code. L’outil des profils techniques : il lit et modifie des fichiers, lance des commandes et automatise des tâches, dans le terminal, un éditeur de code, l’application de bureau ou le navigateur.
Les trois sont réservées aux offres payantes, de Pro à Enterprise : la page des offres de Claude n’en inclut aucune dans l’offre gratuite.
Le 16 septembre 2026, Anthropic a annoncé la fusion de Cowork et de la conversation. « Claude Cowork is now just Claude », lit-on sur la page des offres. On ne choisit plus entre « Chat » et « Cowork » : on écrit à Claude, qui décide s’il répond ou s’il prend la tâche en main. La bascule se fait progressivement sur Pro et Max. D’après le centre d’aide, les organisations Team et Enterprise gardent pour l’instant la conversation et Cowork séparés ; les administrateurs Enterprise seront prévenus au moins 30 jours avant tout changement.
Comment créer son propre agent IA avec Claude ?
La méthode ne dépend pas de l’outil : nous la suivons dans le même ordre, que l’agent finisse en projet partagé ou en programme branché par l’API.
Choisir une tâche, pas un sujet
Une tâche qui revient chaque semaine, qui produit un livrable qu’on peut vérifier et qui prend du temps à quelqu’un. « Aider le commercial » n’est pas une tâche ; « préparer la relance d’un devis resté sans réponse depuis dix jours » en est une.
Écrire la procédure comme pour un nouvel arrivant
Les entrées, les étapes dans l’ordre, le format de sortie exact, les contrôles avant de rendre, et ce que l’agent ne doit jamais faire.
Prendre le support le plus simple qui suffit
Un projet si la tâche a besoin de documents de référence, un skill si la procédure revient dans plusieurs contextes, un connecteur si l’agent doit lire ou écrire dans un outil, une tâche planifiée si elle doit partir seule, l’API si elle doit tourner sans personne devant l’écran.
Tester sur dix cas réels
Pas sur l’exemple qu’on a en tête : sur dix dossiers de la semaine passée. Chaque erreur se corrige dans la procédure, pas dans un message à Claude qu’on aura oublié le lendemain.
Régler les droits avant d’ouvrir
Lecture d’abord, écriture avec validation, et la liste écrite des données qu’on ne confie pas à l’agent.
Nommer qui le maintient, puis lire l’usage
Un agent sans responsable se dégrade dès que l’outil ou le processus change. Un mois après, on regarde s’il sert, à qui, et ce qui a décroché.
Pour la première étape, notre pack de 9 skills Claude contient un skill de qualification : vous lui décrivez une tâche que vous faites à la main chaque semaine, il rend un verdict parmi cinq, de « ne rien faire » à « agent connecté », en passant par « simplifier », « automatiser sans IA » et « assistant IA relu ». Il évite de construire un agent là où une consigne suffit.
Neuf skills Claude en français, prêts à installer : qualification d’une tâche, compte rendu de réunion, relance client, note de synthèse, tri des données sensibles. Le pack et son mode d’emploi arrivent par email.
Recevoir le pack de skillsProjet, skill, connecteur ou Claude Code : lequel choisir ?
Six façons de faire travailler Claude comme un agent, de la plus simple à la plus technique. Elles se combinent : un agent solide est souvent un projet, deux skills et un connecteur.
| Méthode | Pour quel usage | Compétences | Coût | Limite |
|---|---|---|---|---|
| Projet | Une équipe qui travaille sur les mêmes documents et consignes | Aucune | Inclus dès l’offre gratuite (5 projets), partage sur Team et Enterprise | Ne fait rien seul, il attend une question |
| Skill | Un livrable qui revient, toujours au même format | Savoir écrire une procédure | Inclus dans toutes les offres, exécution de code activée | Ne donne accès à aucun outil |
| Connecteur (MCP) | Lire et agir dans vos outils : messagerie, fichiers, CRM | Aucune pour un connecteur officiel, un développeur pour un connecteur maison | Inclus ; un seul connecteur personnalisé sur l’offre gratuite | Hérite des droits de l’utilisateur |
| Tâche (ex-Cowork) | Un travail en plusieurs étapes sur vos fichiers, ponctuel ou planifié | Savoir décrire et vérifier | Offres payantes, de Pro à Enterprise | Agit pour de vrai sur vos fichiers |
| Claude Code | Scripts, automatisations, outils internes | Profil technique, à l’aise avec un terminal | Inclus dans toutes les offres payantes | Peu accessible aux équipes métier |
| API (Agent SDK, Managed Agents) | Un agent déclenché par un événement, qui tourne sans personne | Un développeur | Au volume, par million de tokens | À construire, héberger et maintenir |
Sources, consultées le 12 octobre 2026 : page des offres de Claude, aide d’Anthropic sur les projets, les skills et les connecteurs personnalisés.
Le projet : la mémoire de l’équipe
Un projet est un espace de travail avec ses propres consignes, ses documents de référence et ses conversations. Les fichiers déposés servent à toutes les conversations du projet ; sur les offres payantes, quand ils deviennent trop volumineux, Claude passe en mode de recherche documentaire, ce qui étend la capacité jusqu’à dix fois selon Anthropic.
Exemple. Un projet « Appels d’offres » qui contient le mémoire technique type, les références clients et les CV : chaque nouvelle consultation part de ce socle au lieu de tout recoller. Limite. Un projet ne fait rien seul. Il attend qu’on lui parle, et ce qui se dit dans une conversation ne passe pas dans la suivante, sauf à l’ajouter aux documents du projet.
Le skill : la procédure qui se déclenche seule
Un skill est un dossier qui contient un fichier SKILL.md : un mode d’emploi que Claude charge de lui-même quand la demande correspond à sa description. Les skills fonctionnent sur toutes les offres, gratuite comprise, à condition d’activer l’exécution de code. Sur Team et Enterprise, un propriétaire peut en installer un pour toute l’organisation.
Exemple. Le compte rendu de réunion qui sort toujours avec les décisions, les actions et leurs responsables, au format de la maison. Limite. Un skill dit comment faire, pas où chercher : il ne donne accès à aucun outil. Et plus on en installe, plus Claude risque d’ouvrir le mauvais. Le détail dans notre guide Claude Skills en entreprise.
Le connecteur : Claude dans vos outils
Un connecteur permet à Claude de lire dans un outil et d’y agir. Microsoft 365, Google Workspace, Slack ou GitHub ont des connecteurs officiels, et tout service qui expose un serveur MCP (Model Context Protocol, le standard ouvert de ces connexions) peut s’ajouter comme connecteur personnalisé. Sur Team, seuls les propriétaires de l’organisation en ajoutent.
Exemple. Avant une relance, Claude lit les derniers échanges avec le client dans la messagerie et le devis dans le Drive, puis prépare un brouillon. Limite. Claude contacte le serveur depuis le cloud d’Anthropic, pas depuis votre poste : un outil hébergé derrière un VPN ou un pare-feu ne se branche pas sans ouvrir l’accès. Et Anthropic prévient qu’il ne vérifie pas les services branchés en connecteur personnalisé.
La tâche, ex-Cowork : plusieurs étapes, sur vos fichiers
Claude prend une demande en plusieurs étapes, la découpe, travaille sur les dossiers que vous lui ouvrez et rend le livrable. La tâche peut se relancer seule, à la demande ou à la cadence choisie.
Exemple. Chaque lundi, rassembler les exports de la semaine dans un tableur et rédiger la note de suivi pour la direction. Limite. Claude agit pour de vrai sur vos fichiers : il faut relire les actions prévues, surtout au début, et limiter les dossiers qu’on lui ouvre.
Claude Code : pour les profils techniques
Claude Code lit une base de code, modifie des fichiers, lance des commandes et s’intègre aux outils de développement, dans le terminal, un éditeur, l’application de bureau ou le navigateur. Il est inclus dans toutes les offres payantes. Il accepte des instructions de projet, des skills, des connexions MCP et des routines planifiées qui tournent dans le cloud.
Exemple. Un script qui récupère chaque nuit les commandes de la veille, signale les anomalies et dépose un rapport. Limite. L’outil suppose quelqu’un d’à l’aise avec un terminal et avec la relecture de code. Pour ce travail, voir notre agence Claude Code.
L’API : l’agent qui tourne sans personne
Quand l’agent doit se déclencher sur un événement (un mail reçu, un formulaire, une fiche créée dans le CRM) et tourner sans personne devant l’écran, on passe par l’API. Anthropic propose deux voies : l’Agent SDK, la boucle d’agent de Claude Code en bibliothèque Python ou TypeScript, que vous hébergez ; et Claude Managed Agents, encore en bêta, où Anthropic fait tourner l’agent, dans un environnement qu’il héberge ou dans le vôtre.
Exemple. Chaque demande de devis reçue par le formulaire du site est lue, classée et préparée dans le CRM, avec n8n ou Dust pour orchestrer. Limite. Il faut un développeur pour le construire et quelqu’un pour le maintenir, et la facture suit le volume traité. C’est le travail de notre offre de développement IA sur mesure.
Projet, connecteur ou agent par l’API : trente minutes de pré-audit avec un fondateur suffisent pour choisir le support de votre première tâche et les droits à lui donner.
Voir l’accompagnement ClaudeQu’est-ce que Claude Cowork, et pour quelles équipes ?
Cowork est la fonction de Claude qui prend en charge un travail en plusieurs étapes à partir d’une demande en langage courant. Sur l’application de bureau, Claude lit et écrit dans les dossiers que vous connectez, découpe le travail en sous-tâches menées en parallèle, ouvre des sites, et enregistre des tâches à relancer à la demande ou selon une cadence.
Elle sert les équipes qui manipulent des fichiers et produisent des livrables récurrents : direction et assistanat pour les notes et les comités, finance pour les tableaux mensuels, marketing pour la veille, commerce pour la préparation des rendez-vous. Elle sert peu une personne qui pose surtout des questions : la conversation lui suffit.
Cowork est réservé aux offres payantes, de Pro à Enterprise, sur l’application de bureau pour macOS et Windows ; sur le web et le mobile, Pro, Max et Team y ont accès, Enterprise selon les réglages de l’administrateur. Sur Team et Enterprise, la fonction est activée par défaut et le propriétaire de l’organisation peut la couper.
Il agit pour de vrai
Claude a accès aux fichiers que vous lui ouvrez et agit en votre nom. Anthropic conseille de relire les actions prévues avant de le laisser continuer, surtout sur des fichiers sensibles.
Le risque d’injection existe
Une page web ou un document piégé peut contenir des instructions cachées. Le centre d’aide d’Anthropic écrit lui-même que ce risque n’est pas nul : on n’ouvre pas tout à un agent qui navigue.
L’historique local échappe à l’administrateur
Sur Team et Enterprise, l’historique conservé sur le poste ne suit pas les règles de conservation de l’organisation, et les administrateurs ne peuvent ni le gérer ni le supprimer de façon centralisée.
Le nom, lui, s’efface : sur Pro et Max, Cowork se fond dans la conversation. Ce que vos équipes apprennent à confier à Cowork aujourd’hui reste valable, seule l’entrée change. C’est l’objet de la deuxième journée, en option, de notre formation Claude.
Sources, consultées le 12 octobre 2026 : aide d’Anthropic, prise en main de Cowork, Cowork sur Team et Enterprise et la fusion de Cowork et de la conversation.
Quels droits donner à l’agent sur vos outils ?
Un agent n’a pas d’autres droits que ceux qu’on lui donne, mais il s’en sert plus vite et plus souvent qu’une personne. Trois règles d’Anthropic sont à connaître avant de brancher quoi que ce soit.
- Claude hérite des droits de l’utilisateur. Dans un outil connecté, il ne voit que ce que la personne peut déjà ouvrir.
- Le propriétaire règle chaque action. Sur Team et Enterprise, il choisit pour chaque outil d’un connecteur entre « toujours autoriser », « approbation requise » et « bloqué ». Le réglage s’applique à toute l’organisation, et un utilisateur ne peut pas le lever.
- Un identifiant partagé donne ses droits à tous. Un connecteur personnalisé qui utilise une clé d’API commune atteint tout ce que cette clé permet, pour chaque personne qui s’en sert.
Notre réglage de départ, que nous assouplissons une fois l’agent rodé :
| Action | Exemple | Réglage de départ |
|---|---|---|
| Lire | Mails, fichiers, fiches du CRM | Toujours autoriser |
| Préparer | Brouillon de mail, document, tableau | Toujours autoriser |
| Envoyer ou publier | Mail à un client, message dans un canal | Approbation requise |
| Modifier une donnée de référence | Fiche client, tarif, stock | Approbation requise, à revoir après un mois |
| Supprimer, payer, signer | Suppression de fichiers, paiement | Bloqué |
Anthropic ajoute une consigne que nous reprenons telle quelle : ne choisir « toujours autoriser » que pour un serveur et un outil auxquels on fait confiance pour tourner sans surveillance. Avant d’ouvrir les comptes, écrivez aussi la règle des données : ce qu’on confie à Claude, et ce qu’on ne lui confie jamais. Ce que deviennent vos données chez Anthropic, offre par offre : Claude en entreprise.
Sources, consultées le 12 octobre 2026 : aide d’Anthropic sur l’usage des connecteurs et les connecteurs personnalisés.
Combien coûte un agent Claude pour une équipe ?
Trois postes, à séparer dès le départ : les licences, l’usage de l’API si l’agent tourne sans personne, et le temps de construction et de maintenance. Anthropic affiche ses prix en dollars, hors taxes ; ceux-ci ont été relevés le 12 octobre 2026.
- 20 $ HTLe siège Team standard, par mois, en facturation annuelle (25 $ sans engagement)
- 100 $ HTLe siège Team premium, cinq fois plus d’usage qu’un siège standard (125 $ sans engagement)
- 500 $Le plafond mensuel des crédits API inclus dans une équipe Team
| Ce que vous payez | Pour qui ou pour quoi | Prix au 12 octobre 2026 |
|---|---|---|
| Licence Pro | Une personne | 17 $ par mois en facturation annuelle, 20 $ en mensuel |
| Licence Max | Une personne qui travaille avec Claude toute la journée | À partir de 100 $ par mois |
| Licence Team | Une équipe de 2 à 150 personnes | Siège standard 20 $ en annuel ou 25 $ ; siège premium 100 $ ou 125 $ |
| Licence Enterprise | 20 sièges au moins, engagement annuel | 20 $ par siège et par mois, plus l’usage au tarif de l’API |
| API | Un agent qui tourne sans personne | Par million de tokens : Opus 5.5, 4 $ en entrée et 20 $ en sortie ; Sonnet 5.5, 2 $ et 10 $ ; Haiku 5.5, 0,10 $ et 0,50 $ sous 100 000 tokens par requête |
| Claude Managed Agents | Un agent hébergé par Anthropic | Les tokens, plus 0,08 $ par heure de session active |
Sources, consultées le 12 octobre 2026 : page des offres de Claude, offre Team, offre Enterprise, tarifs de l’API et crédits API des offres Max et Team. Les prix changent souvent : vérifiez-les le jour de votre achat.
Un exemple chiffré
Une équipe de dix personnes sur Team, en sièges standard et en facturation annuelle, paie 200 $ HT par mois. Depuis le 7 octobre 2026, avec un déploiement progressif, ces sièges donnent aussi des crédits API mensuels : 20 $ par siège standard, 100 $ par siège premium, dans un pot commun plafonné à 500 $ par mois, utilisable pour l’API, Claude Managed Agents et l’Agent SDK. Ces crédits ne se reportent pas d’un mois sur l’autre et ne couvrent pas l’usage interactif de Claude Code.
Prenons un agent qui lit 500 documents de 4 000 tokens par mois et rédige 800 tokens pour chacun. Il consomme 2 millions de tokens en entrée et 400 000 en sortie : avec Sonnet 5.5, 4 $ plus 4 $, soit 8 $ par mois, dans les crédits de l’équipe. C’est un calcul sur le tarif public, à refaire avec vos volumes. Un agent qui navigue, relit ou corrige plusieurs fois coûte davantage, d’où les plafonds de dépense à poser dès le départ dans la console d’Anthropic.
Ce qui coûte vraiment
La licence et l’API pèsent rarement le plus. Le poste qui compte est le temps : écrire la procédure, tester sur des cas réels, régler les droits, puis maintenir l’agent quand l’outil ou le processus change.
Chez Kokoro, la formation est au catalogue : 2 800 € HT la journée de 7 heures pour un groupe de 4 à 12 personnes, portée par notre partenaire 2PACE Academy et finançable par votre OPCO. Le déploiement d’agents se chiffre en jours, sur un devis établi après l’audit et validé avant de démarrer. Premier agent en production en 4 semaines, quand le cas d’usage est cadré et que les accès à vos outils sont ouverts.
Par où commencer cette semaine
Trois gestes, dans cet ordre.
- Listez trois tâches répétitives de l’équipe et passez-les au skill de qualification du pack : il vous dira lesquelles méritent un agent, et lesquelles une simple consigne.
- Pour la première, créez un projet avec ses documents de référence et un skill qui porte la procédure. Testez-le sur dix cas de la semaine passée.
- Si la tâche a besoin d’un outil, ajoutez le connecteur officiel en lecture seule. L’écriture viendra après un mois d’usage, quand vous saurez ce que l’agent fait bien.
Ce chemin couvre la plupart des besoins d’une équipe sans écrire une ligne de code. L’API, Claude Code et les agents hébergés viennent ensuite, quand une tâche doit tourner sans personne. Pour choisir l’offre Claude et ouvrir les comptes, voir Claude en entreprise ; pour être accompagné du cadrage à la mise en production, notre agence Claude.
Questions fréquentes
Est-ce que Claude est un agent IA ?
Pas par défaut. Claude est une famille de modèles et un assistant qui répond quand on lui écrit. Il devient un agent quand on lui donne un objectif, des outils pour agir et le droit d’enchaîner plusieurs étapes seul : c’est le cas des tâches de Claude (ex-Cowork), de Claude Code et des agents construits par l’API.
Qu’est-ce que le mode agent de Claude ?
Anthropic ne vend pas de fonction nommée « mode agent ». L’expression désigne les fonctions qui font agir Claude au lieu de le faire répondre : les tâches en plusieurs étapes sur vos fichiers (ex-Cowork), Claude dans le navigateur et Claude Code. Toutes sont réservées aux offres payantes.
Peut-on créer un agent Claude sans savoir coder ?
Oui, jusqu’à un certain point. Un projet, un skill, un connecteur officiel et une tâche planifiée se règlent sans code. Un connecteur vers un outil qui n’en a pas, ou un agent qui doit tourner sans personne devant l’écran, demandent un développeur.
Quelle différence entre un projet et un skill Claude ?
Un projet est un espace de travail : des consignes et des documents de référence, chargés dans toutes ses conversations. Un skill est une procédure que Claude ouvre de lui-même, dans n’importe quelle conversation, quand la demande correspond à sa description. Le projet dit sur quoi travailler, le skill dit comment faire.
Claude Cowork existe-t-il encore ?
Ses fonctions, oui ; son nom s’efface. Depuis le 16 septembre 2026, Anthropic fond Cowork dans la conversation, d’abord sur les offres Pro et Max. Au 12 octobre 2026, les organisations Team et Enterprise gardent la conversation et Cowork séparés, et les administrateurs Enterprise seront prévenus au moins 30 jours avant tout changement.
Un agent Claude peut-il envoyer des mails ou modifier un CRM ?
Oui, si un connecteur le permet et que le propriétaire de l’organisation l’autorise. Sur Team et Enterprise, chaque action se règle : toujours autoriser, approbation requise ou bloquée. Nous commençons en lecture seule, avec une approbation pour tout envoi.
Combien coûte un agent Claude pour une équipe de dix personnes ?
Les licences Team coûtent 200 $ HT par mois pour dix sièges standard en facturation annuelle, au 12 octobre 2026. Elles incluent 200 $ de crédits API par mois, de quoi couvrir un agent de volume modeste : 500 documents par mois avec Sonnet 5.5 reviennent à environ 8 $. Le poste principal reste le temps de construction et de maintenance.
Faut-il Claude Team ou Claude Enterprise pour créer des agents ?
Non. Projets, skills et connecteurs existent dès l’offre gratuite, les tâches et Claude Code dès l’offre Pro. Team ajoute le partage des projets, l’installation des skills pour toute l’équipe et les réglages d’administration des connecteurs ; Enterprise, à partir de 20 sièges, ajoute notamment le provisionnement des comptes, les journaux d’audit et une conservation réglable.
Votre premier agent Claude, cadré en 30 minutes
Trente minutes avec un fondateur pour choisir la tâche, le support (projet, skill, connecteur ou API) et les droits à donner à l’agent. Sans engagement.
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